IAM : Biographie
Fiche d'identité :
 | Akhénaton : Rap Divin Kephren : Rap Imhotep : Rap Kheops : DJ Malek Sultan : Rap Shurik’N : Rap
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Biographie :
L’histoire d'IAM commence dans les années 80 avec un gamin des banlieues marseillaises, Philippe Fragione. Fils d’immigrés italiens, il grandit dans la banlieue phocéenne et découvre la rap à l’âge de seize ans lorsqu’il part à New-York dans la famille de son père. L’aventure new-yorkaise se prolonge et permet à Philippe devenu Chill de rencontrer tous les acteurs de la scène hip-hop. Désormais, il le sait, sa vie sera faite de musique et de rap.
De retour à Marseille, c’est avec son ami Eric Mazel, alias DJ Kheops que Chill fera ses premiers pas dans le monde qu’il a choisit. Leur complice des quartiers, Abdel Malek Sultan, danseur, se joint à eux en compagnie de Kephren, également danseur. Enfin, Pascal Perz, dit Imhotep rejoint la petite tribu et s’impose rapidement comme l’architecte du groupe. IAM vient de naître.
Le premier son d’IAM sort fin 1989 grâce à une cassette auto-produite titrée « Concept ». On y trouve Red Black & Green et Total Kheops. IAM se démarque par les couleurs internationales et les références historiques qu’il apporte à ses titres. L’histoire du groupe n’est pas seulement celle des banlieues.
Bien que n’ayant pas sorti de disque, IAM monte sur scène. Les Marseillais assurent la première partie des trois concerts du Blonde Ambition Tour de Madonna. L’album vient sept mois plus tard. « De la Planète Mars » sort en mars 1991. Trois singles retiendront l’attention du public : Planète Mars, Red, Black & Green et Attentat. On y trouve également Disco Club, la première version du Mia.
Ce n’est que deux ans plus tard que sort le deuxième album « Ombre Est Lumière ». Les six jeunes rappeurs décident dès les premières phases d’élaboration des titres que cet album sera double. C’est chose faite. Parmi les quarante nouveaux titres, on trouve Le Mia. Georges Benson (Give Me The Night) a remixé Disco Club et en a fait un véritable phénomène. Le Mia sera le premier titre rap français à occuper la première place des ventes nationales. IAM remettra ça avec le single Le Feu qui deviendra l’hymne des stades et plus particulièrement celui de Marseille. La tournée nationale qui suit « Ombre Est Lumière » prend une importance grandissante avec le succès de l’album. « Le Dragon s’Eveille » traverse la France et passe notamment par le Printemps de Bourges, le 21 avril 1994. Deux semaines plus tard, la vie sur les routes prend fin pour le groupe qui donne deux représentations à Paris pour deux shows plus que complets. Lors d’un concert à l’Olympia, IAM se voit remettre un disque d’or pour cet album qui finira par se vendre à plus de 400.000 exemplaires. En février 1995 arrive la consécration avec la Victoire de la Musique du groupe de l’année.
Le petit groupe qui monte va se montrer dans les médias. Chill et les autres ne veulent pas simplement être un phénomène de mode. Ils ont des choses à dire et vont se révéler des pro des médias pour faire passer leur message. On peut les voir chez Michel Field, sur France 2 dans Envoyé Spécial. En mars 95, Arte programme une soirée spéciale IAM et en mai, alors qu’ils sont les invités de Nul Part Ailleurs pour présenter la météo, ils profitent de l’occasion pour lire un texte en hommage à Ibrahim Ali, jeune danseur marseillais abattu par des colleurs d’affiche du Front National. Chill récidivera sur le plateau de Zone Interdite. Invité pour parler du gangsta rap à Los Angeles, il commentera avec pudeur et intelligence l’assassinat de Yitzhak Rabin. Le ton est donné. IAM est engagé et aime le faire savoir.
La même année, Chill sort son premier album solo « Métèque et mat ». Dorénavant, il sera Akhénaton, pseudo qu’il tire de sa passion pour l’égyptologie. Grâce à cet album, Akhenaton fait profiter la Funky Family de sa notoriété. Le jeune groupe invité sur le titre Bad Boys de Marseille débute sa carrière dans la cour des grands.
Le troisième album d’IAM est en marche au second semestre de l’année 1996. Mais surprise, alors que l’enregistrement est achevé, Akhénaton décide de tout revoir, recommencer le mixage et de rajouter des titres. « L’Ecole du Micro d’Argent » ne sort qu’au début de l’année 1997. C’est sans aucun doute l’opus le plus réussi de la tribu IAM. Il se vend à plus d’un million d’exemplaires. On y trouve, entre autres, Petit Frère.
IAM, vivier de talents va voir tous les membres de son groupe s’essayer à la carrière solo. Shurik’n sort « Où je vis » qui sera double disque s’or, Imothep intitule son album « Blue Print », Freeman reçoit un disque d’or grâce au disque « L’Palais de Justice » et enfin, DJ Kheops se lance dans la fondation de son label, Sad Hill.
Mais IAM, c’est la famille et toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver… et s’exprimer. En 1998, ils sont invités aux Victoires de la Musique et le groupe décide de faire une prestation terroriste. IAM interprète Independenza avec une cohorte de soldats cagoulés… histoire de marquer la cérémonie et les esprits !
IAM devient un phénomène international. « L’Ecole du Micro d’argent » fait un carton en Belgique, en Suisse en Allemagne et même au Canada. IAM va bientôt reprendre sa carrière de groupe mais auparavant, Akhénaton sort son deuxième album solo « Sol Invictus », disque d’or quasi instantané qui évoque les tours du World Trade Center. Akhénaton donne un concert solo à l’avant-veille du premier tour des éléctions présidentielles, chez lui, à Marseille. Il marque la fin des carrières solo. IAM se retrouve et est prêt à affronter l’avenir, à six.
« Revoir un printemps » sort en septembre 2003. Cet album de notre temps conçu entre Paris, New-York et Marseille évoque les attentas du 11 septembre, la guerre en Irak et les élections présidentielles françaises. IAM reste engagé et permet en même temps au rap français de reprendre son souffle. Beyoncé, des Destiny’s Child est même de la partie sur le titre Bienvenue.
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