Dany Brillant : Biographie
Fiche d'identité :
 | Vrai nom : Daniel Cohen
Date de naissance : 28 décembre 1965
Lieu de naissance : Tunis, Tunisie |
Biographie :
Tout a commencé à la Nouvelle-Orléans, ce grand port cosmopolite ouvert à tous les vents. Créée et influencée par la France, la Nouvelle-Orléans a gardé son atmosfère particulière de ville musicale et de mélange de cultures. Une ville où tout le monde chante, danse, rit et tape du pied. "C’est dans les rues grouillantes de vie du quartier français qu’un beau jour les tambours de l’Afrique se sont mêlés aux chants d’église, aux plaintes du blues et aux mélodies occidentales pour donner naissance à un genre nouveau qui allait inventer tous les autres : le Jazz."
Des bouges de la Nouvelle-Orléans aux grands orchestres du Cotton Club jusqu’aux caves de Saint-Germain des Prés, le Jazz a fait danser la planète entière.
Comme porté par le succès du précédent "Dolce Vita" (disque de platine) et plus inspiré que jamais, Dany a enfin réalisé son rêve d’aller enregistrer son sixième album dans la ville berceau du Jazz, jadis véritable carrefour ouvert sur le monde, devenu à présent une rare oasis de douceur au cœur d’une Amérique en mal de repères, distillant un art de vivre à l’européenne et un sens de la fête hérités d’un autre temps. "J’aime beaucoup partir enregistrer à l’Etranger, m’immerger dans un univers nouveau, vivre la vie locale. Je deviens alors beaucoup plus créatif" explique-t-il.
De là à s’offrir la présence d’une des meilleures formations de Jazz du moment, il y avait une distance que sa bonne étoile l’a aidé à franchir : "J’apprécie depuis longtemps le travail d’Harry Connick Junior. J’ai eu la chance qu’il accepte de me prêter tous les musiciens de son Big Band, notamment le trompettiste Leroy Jones, le contrebassiste Neal Caine, le batteur Arthur II Latin ou le saxophoniste Ned Gould : de grandes pointures du Jazz d’aujourd’hui !". Histoire d’apporter encore plus d’éclat à son rêve éveillé, les talentueux Matt Lemmler aux arrangements et Tracey Freeman à la réalisation, sont venus compléter la prestigieuse équipe. "Ils m’ont appris que le jazz qui a permis à un peuple opprimé de crier son désespoir et sa souffrance était aussi une musique puissante, gaie et subtile surtout grâce à son élément majeur LE SWING !!!"
Entre eux, au-delà des supposées frontières de culture et de langage, la magie opère immédiatement, avec pour trait d’union une passion sans limites pour cette musique universelle qu’est le Jazz, véritable matrice de tous les courants musicaux modernes du XXème siècle : "Le jazz est la musique de la liberté". Une complicité naturelle, amicale et chaleureuse s’établit rapidement entre les musiciens et l’auteur compositeur, au point que c’est dans le salon de la maison de style local louée pour l’occasion par le "frenchy", que les titres sont répétés. En toute simplicité, juste avant d’entrer en studio...
Si les chansons ont d’abord été testées auprès de son public lors d’une précédente tournée, puis consciencieusement peaufinées dans leur écriture, Dany attache une importance primordiale à ce qu’elles soient enregistrées rapidement - en trois jours ! - comme pour capturer l’effervescence qui a entouré leur naissance : "J’ai voulu restituer une spontanéité et une fraîcheur aujourd’hui un peu disparues, pour respecter l’esprit "live" propre au Jazz, celui qui se jouait dans les clubs enfumés de la Nouvelle-Orléans, ces lieux un peu louches, souvent tenus par des gangsters, qui ont en quelque sorte joué un rôle de mécènes pour les pionniers de cette musique, en leur donnant les moyens d’apprendre leur métier…". Pour autant, il ne s’est jamais tant préparé à des sessions d’enregistrement de toute sa carrière, au point que l’autodidacte qu’il revendique être, a pris des cours de chant : "C’était la première fois de ma vie ! Le Jazz est une musique raffinée, qui exige une grande maîtrise vocale. Pour être à la hauteur, j’ai appris à gommer mes tics, à travailler mon interprétation dans les graves, à la façon des grands crooners…".
Perfectionniste dans l’âme, il a également tenu à s’impliquer personnellement dans la réalisation de l’album. Soucieux enfin de conférer à ses chansons un accès simple et direct, il s’est attaché à ciseler des textes aux accents universels et d’une grande humanité, le plus souvent nés de son expérience personnelle. Avec comme toujours chez lui, ce besoin quasi-obsessionnel de faire sonner les mots, comme pour mieux démentir la légende selon laquelle la langue française serait inadaptée au Swing : "Je ne suis pas d’accord ! C’est une langue très riche qui se prête au rythme ternaire du Jazz. Les plus grands, de Trenet à Aznavour, en passant par Bécaud ou Montand l’ont bien compris !".
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